LE MARECHAL FRANCHET D'ESPEREY, ENFANT DE MOSTAGANEM

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le superbe album :

"MOSTAGANEM
DE MA JEUNESSE
"
de Louis ABADIE


Plan de
Mostaganem
,

1958, avec les noms de rues français et
11 vues de la ville.
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Louis, Félix, Marie, François FRANCHET d’ESPEREY, est né à Mostaganem le 25 mai 1856, où son père se trouve en garnison. Il entre à Saint-Cyr en 1874. Il est envoyé sur les différents théâtres d’opérations où la France se bat ou colonise. Présent en Tunisie, au Tonkin, il sera aussi Major de la place de Pékin. De1912 à 1913, il est avec Lyautey au Maroc et rentre en France pour commander en second l’Ecole de Saint-Cyr.
Devenu l’officier d’ordonnance de M. de Freycinet, ministre de la guerre, il prend le commandement du Ier Corps d’Armée, à Lille en 1914, puis il est nommé à la 5ème armée.

Commandant en Chef des Armées alliées en Orient en 1918, on le trouve des Dardanelles en Pologne en passant par la Serbie dont il est le voïvode. Quelqu’un a dit de lui : “le Soldat d’Orient est de nos jours si oublié, c’est qu’il n’a pas su se forger une légende, comme ce fut le cas pour le Combattant de Verdun”.
C‘est tout de même lui qui a suggéré à Poincaré l’idée d’une intervention en Serbie. Sa devise de militaire est “Sans freing” (frein) et il présentera à Jeanne d’Arc, à Reims son fanion tricolore de général, brodé de la marque du Sacré Cœur. Il cesse ses fonctions le 7 août 1920 et le 14 juillet de l’année suivante, il reçoit son bâton de Maréchal. Sa modestie a fait dire à un de ses biographes : “Il n’aura jamais cherché à occuper l’affiche, ni à soigner sa popularité”.

Elu à l’Académie Française en 1934, il continue à servir en fondant Les AMITIES AFRICAINES qui gèreront pour les vieux soldats des Dar el Askri. Membre de la Société de Géographie, il fait aussi partie de l’Académie des Sciences coloniales.
Il meurt le 8 juillet 1942 au Château de Saint Charmaux, à Armancet dans le Tarn. Il repose aux Invalides où son corps a été déposé le 24 octobre 1942.

Sa fille, Madame de Gastines sera présente à l’inauguration de son monument à Mostaganem et son petit-fils, Michel de Gastines, grièvement blessé au Tonkin en 1951, y décèdera à l’âge de 22 ans.



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